Il y a quelques mois, la réflexion autour du Nouveau Modèle de Développement était au cœur de nos débats. Avant que la crise ne vienne chambouler nos agendas et remettre de l’ordre dans nos priorités.

Cette crise est également venue ancrer davantage quelques unes de nos convictions essentielles. En septembre dernier, lors de l’Université d’Été de la CGEM, je partageais avec un auditoire éclectique, avec à sa tête le Chef du Gouvernement, plusieurs ministres et le Président du CESE, quelques éléments-clés qui permettraient au Maroc de rattraper le retard et de rejoindre les pays émergents.

Des éléments qui devraient, aujourd’hui et plus que jamais, constituer la colonne vertébrale de notre nouveau modèle en tant qu’Etat et en tant que société. Un modèle axé sur l’innovation !

Je plaidais pour les 3E : Entrepreneuriat, E-GOV et Education. Trois piliers qui se déclinent en 7 actions concrètes et qui nous rapprochent de notre ambition. Tout d’abord, l’instauration du principe de libre concurrence en assouplissant les réglementations afin d’encourager l’entrepreneuriat et l’innovation.Ensuite, la création d’un Fonds Public d’Investissement doté de 25 milliards de dirhams sur 5 ans, destiné aux startups d’exception qui se lancent dans des secteurs d’avenir. Une autre structure qui s’impose : une banque publique de développement en faveur des PME. Sa création et ses actions permettront à une nouvelle génération de champions nationaux de voir le jour.

Il est également essentiel de concevoir la création et le financement d’un réseau national d’incubateurs et d’accélérateurs de startups afin d’accompagner et de catalyser leurs actions.

Et parmi les mesures centrales que j’ai proposées, l’augmentation substantielle des moyens humains et financiers de plusieurs institutions dont la CCG et Maroc PME.

Il est également capital de passer, sans plus tarder, à la dématérialisation de la relation entre le citoyen, l’entreprise et l’administration. En enfin, nous gagnerons en efficacité en revisitant notre système éducatif en intégrant les technologies émergentes telles que e-learning, l’intelligence artificielle, le big data. Aussi, miser sur des cursus de formations de courte durée portant sur les métiers d’avenir.

Passons à l’action !